Fièvre catarrhale : deux cas confirmés dans l'Yonne
Deux cas de fièvre catarrhale ont été confirmés dans l'Yonne, deux nouveaux cas sont suspectés en Côte d'Or.
La fièvre catarrhale touche la Bourgogne. Aprés la découverte de deux foyers dans des élevages ovins de l'Aube, deux cas ont été confirmés sur un bovin des environs de Vézelay et un bovin de Vincelottes. Deux suspicions de nouveaux cas ont été détectés sur deux bovins en Côte d'Or, l'un dans le Chatillonnais, l'autre dans l'Auxois.
Dans les deux cas, des analyses se feront à Montpellier et Paris.
Dès à présent, pour la Bourgogne, un périmètre de protection a été mis en place en Côte-d'Or, dans l'Yonne, la Nièvre et une grande partie de la Saône-et-Loire, berceau de la race charolaise. Mardi 11, les éleveurs de Saône-et- Loire, le département le plus important de la région en terme d'élevage bovin, ont tenu une réunion de crise à Mâcon.
En Franche-Comté, la Haute-Saône, le Territoire-de-Belfort, cinq cantons du Doubs et sept cantons du Jura ont été inclus dans la zone de surveillance décidée par le ministère de l'Agriculture. Le ministre de l'Agriculture convoquera tous les responsables des services sanitaires et les professionnels de la filière des départements concernés.
Source : France 3 Franche-Comté, article publié le 14 septembre 2007.
Qu'est-ce que la fièvre catarrhale ?
La fièvre catarrhale ovine, également appelée maladie de la langue bleue (" Bluetongue " en anglais) est une maladie virale. La transmission se fait presque exclusivement par l'intermédiaire de moucherons piqueurs du genre Culicoïdes (C. imicola est le principal vecteur). Ils contaminent les animaux en les piquant.
Cette maladie est essentiellement située dans les zones subtropicales du fait de la biologie de son vecteur. Elle a fait son apparition ces dernières années dans les pays du Sud de l'Europe (Grèce, Italie, Espagne mais également la Corse) et récemment dans le Nord de l'Europe (Allemagne, Belgique, Pays-Bas et France continentale).
Cette maladie ne touche que les ruminants et se manifeste chez les ovins principalement par différents symptômes : fièvre, boiteries, oedèmes, cyanose des muqueuses, amaigrissement pouvant conduire à la mort des animaux ou à une guérison lente avec d'importantes pertes économiques. L'épizootie actuelle semble se distinguer par une atteinte non négligeable des bovins habituellement résistants à la maladie. Les signes cliniques observés dans l'épisode actuel sont les suivants : œdèmes et ulcérations buccales ou nasales, boiteries, œdème et érythème des mamelles.
Cette maladie n'affecte pas l'homme et n'a strictement aucune incidence sur la qualité des denrées. Elle est inscrite sur la liste de l'OIE qui comprend notamment les maladies qui ont « un grand pouvoir de diffusion, susceptibles de s'étendre au-delà des frontières nationales, dont les conséquences socio-économiques ou sanitaires sont graves et dont l'incidence sur le commerce international des animaux et des produits d'origine animale est très importante." Son apparition sur un territoire entraîne donc des restrictions commerciales sévères qui concernent les animaux des espèces sensibles à la maladie (ovins, bovins, caprins principalement) et leur semence, ovules et embryons.
La prophylaxie là où sévit la maladie se base sur la mise en place d'un plan d'urgence comprenant :
- la délimitation de zones réglementées pour limiter la circulation du virus ;
- des mesures de surveillance clinique, sérologique et entomologique dans les zones réglementées ;
- des mesures sanitaires et/ou vaccinales (lorsqu'un vaccin existe) en fonction de l'importance de l'épizootie.
Source : Ministère de l'Agriculture et de la pêche article du 5 octobre 2006

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