Alimentation :
Les besoins alimentaires varient
bien sûr selon l'âge, la taille, le travail, les conditions
extérieures, la maternité ou l'allaitement.
Les fibres sont essentielles car elles permettent une bonne
digestion. Il est donc bon de donner 50 à 100% de
la ration en fourrage (foin de pré de première
coupe). On peut se baser sur une consommation de 1,8 à
2,5% du poids de l’animal. Selon l’état
physiologique de l’animal (femelle pleine, ou allaitante,
mâle en randonnée..) l’éleveur pourra
complémenter avec du grain ou du granulé.
Au niveau alimentation, le lama est plus rustique que l'alpaga.
Il demande : herbe, fourrage, feuilles ou broussailles. L'alpaga
préférera des prés ou des endroits plus humides
mais consommera peu les buissons. La superficie
à leur consacrer dépendra de la qualité et
quantité que produit la parcelle. Là où on
compte 7 moutons à l'hectare, on peut envisager de mettre
5 lamas. Lamas et alpagas sont des animaux qui ruminent.
Ils ont un estomac à trois poches. A poids
égal, un camélidé utilisera 30% de matière
sèche de moins qu'un ovin. Lamas et alpagas ont la réputation
d’être sobres, comme leurs cousins d’Afrique,
mais il faut tout de même leur assurer une eau propre
tous les jours.
 Reproduction
:
Chez les camélidés sud-américains, l’ovulation sera induite par la saillie du mâle. Une des premières conséquences de ce phénomène est qu’il n’y a pas de saison particulière d’accouplement. Une jeune femelle peut être mise au mâle vers 14 - 18 mois, selon son développement. Un jeune mâle peut remplir son rôle à partir de 2 ans 1/2 - 3 ans. La durée de gestation sera en moyenne de 350 jours chez le lama, 335 jours chez l’alpaga. La plupart des mise-bas ont lieu le jour, entre 5 h et 14 h, et se passent généralement sans problème. Les naissances gémellaires sont extrêmement rares. On peut sevrer le jeune vers 6 mois. On peut également choisir de laisser le petit avec sa mère : il continuera alors à téter beaucoup plus longtemps. Dans tous les cas, il conviendra de séparer le jeune au moins un mois avant la mise-bas suivante.
Comportements :
Lorsque
l'on regarde vivre lamas, alpagas, guanacos ou vigognes, on observe
très vite que leur principale caractéristique
est une vie sociale très structurée, avec rapport
de hiérarchie ou “d'amitié”.
Le mâle est chargé de protéger
le groupe par rapport à l’extérieur, mais
ce sont les femelles qui dominent à l’intérieur
de la famille. Le mâle accepte difficilement d’autres
mâles, concurrents potentiels, au milieu de ses femelles. La
position des oreilles et de la queue ainsi que l’émission
de toute une série de bruits variés vont ponctuer cette
vie sociale. Le visiteur est toujours frappé par la discrétion
des sons émis par les lamas ou alpagas. Rien à voir
avec le braiement d’un âne ou l’aboiement d’un
chien! Les voisins ne seront pas importunés par le bruit. A
l’éternelle question “est-ce qu’il crache
?”, on répondra que cela fait partie du “langage”
des camélidés. Il est normal que les lamas crachent
entre eux, mais ils ne doivent pas cracher sciemment sur
l’homme (de même qu’il n’est pas normal qu’un
chien morde spontanément un être humain).
Soins courants :
Une attention particulière sera portée aux parasites externes (gales...) et internes. Une vermifugation périodique (annuelle au minimum) est nécessaire. Il est également recommandé de vacciner les animaux contre les entérotoxémies et le tétanos (vaccination annuelle). Les mères seront plutôt vaccinées un mois avant la date prévue de la mise-bas, ce qui protégera mieux le nouveau-né. On vaccinera les autres au printemps avant la poussée de l’herbe. Le pieds est formé d’un coussinet mou prolongé par un ongle (les camélidés n’ont pas de sabot). Il faut surveiller la pousse des ongles qui doivent parfois être taillés (surtout si les animaux vivent sur un terrain meuble). Si l’on a choisit les lamas et les alpagas pour travailler leur laine, on choisira de les tondre (une fois par an ou une fois tous les deux ans) au printemps.
 Parcs,
clôtures et abris :
Un lama saute très facilement 1 m 50, sans élan, mais il ne cherchera pas à partir si ses besoins vitaux sont respectés: s'il a à manger, à boire, qu’aucun danger ne le menace ( par exemple des chiens errants ) et qu'il n'est pas seul. On peut utiliser des clôtures type “néo-zélandaise”, du grillage à moutons, ou une clôture électrique. Éviter les fils de fer barbelés (risque de blessure comme chez tous les autres animaux). Il faut prévoir des clôtures de 1,20 m à 1,80 m selon la surveillance que vous envisagez d'exercer. Dans leurs parcs, les lamas et alpagas vont se créer une aire de roulage. Ils vont également créer des tas de crottes : ils iront tous aux même endroits... Il n’est pas nécessaire de prévoir un bâtiment sophistiqué pour héberger des lamas ou alpagas. Un abri léger, ouvert en permanence sur l’extérieur leur suffira largement. Ils pourront s’y abriter s’ils le veulent. Il sera intéressant de prévoir des séparations internes afin d’isoler, si nécessaire, un animal (par exemple une femelle qui vient de mettre bas avec son petit).
Le transport des petits camélidés :
Les lamas et les alpagas ne sont pas des animaux difficiles à transporter. Rien à voir avec des chevaux ou des bovins en raison de leur masse corporelle nettement inférieure (50-75 kg pour l'alpaga et 120-150kg pour le lama). Ensuite ce sont, en Europe, de véritables animaux de compagnie qui sont manipulés en licol par leurs propriétaires, d'autant plus facilement qu'ils ne sont pas de nature rebelle. De plus, comble de bonheur, la grande majorité des animaux se couchent quand le véhicule roule !
Les
transporter n'est cependant pas exempt de risques
qu'il est utile de connaître. Tout d'abord, l'aération
du véhicule est absolument essentielle car enfermer
un animal qui vie habituellement au grand air n’est pas un
acte anodin. Il faut veiller au renouvellement de l’air en
prévoyant des ouvertures qui permettent à
l'air de circuler de façon permanente .Cette circulation
d'air devra se faire dans la partie haute du véhicule pour
que les animaux ne soient pas frappés en permanence par un
courant d'air trop violent. Si la partie réservée
aux animaux communique avec la cabine veiller à aérer
par les fenêtres de façon à ce qu'il n'y ait
pas de buée sur les vitres arrières.
Ensuite, le plancher du véhicule doit permettre un bon aplomb aux animaux et ne doit donc pas être glissant. Une moquette remplira cette fonction et amortira en plus les vibrations.
Doit-on attacher son ou ses animaux? Si on peut les surveiller en compatibilité avec les règles d'une conduite prudente, on peut les attacher. Si il est impossible de les surveiller il vaut mieux les laisser en liberté car il y a alors un risque d'accident par étouffement si un animal passe par dessus un autre de telle sorte que les longes s'enchevêtrent.
Transporter une femelle gestante représentera un risque de provoquer indûment une mise-bas d'autant plus que la gestation sera avancée. Si on choisit de prendre un tel risque, une conduite tout en fluidité qui est nécessaire pour tout transport animal sera plus que jamais de mise.
On peut installer un sac à foin, ce qui peut occuper l'animal si le voyage est un peu long. Prendre un jerrican d'eau également mais si vous respectez une saine ventilation, il est peu probable que l'animal en ait besoin (à prendre tout de même). Les transporteurs professionnels doivent avoir un agrément pour le transport des animaux de même que les éleveurs d'animaux qui les conduisent à l'abattoir (ce n'est évidemment et heureusement pas le cas de nos chers petits camélidés) ou bien sur les foires et marchés (cela n'existe pas, les échanges se font de particulier à particulier)

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